Engourdi. Étourdi. Je suis un Lundi monotone, clonique, éphémère, mais éternel. Je suis un cours de maths, une moyenne, une médiane, un effectif. Un cours comme un autre, un des derniers de cette année élastique, électoplasmique, sanguinaire et plurimerdique. Je suis un escalier interminable qui mène vers le centième étage d’une Éudcation, une étape. Si l’Éducation est exigée pour devenir Quelqu’un c’est qu’en cours nous ne sommes personne. Si l’on regarde un CV en recherche d’un diplôme haut gradé, c’est qu’on cherche les ennuyés, les castrés, les ambicieux silencieux cubiculaires. Je suis le Zèbre, je suis Galarneau, je suis Guevara, je suis Robespierre, mais je dors. Je suis l’ennui qui rattrape l’âme perdue d’étudiants sans nom. Un chiffre. Un moment. Une heure. Une journée. Un Lundi.
Désinspiré. Désinspirant. Je suis parce que j’apprend, parce que je sais. Comme s’il était possible de Savoir. Qu’elle prétention que de Penser. Je suis une pensée. Je suis refoulée. Un fantasme égorgé. Une courbe négligée. Un projet inachevé. Je suis toi. Je te suis. Je te vois. Tu me vis. Je suis un Lundi.